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17/02/2006

Jeudi 16 février, Nicolas Sarkozy a effectué un déplacement à Berlin.


 Au cours de cette visite, il a rencontré son homologue allemand Wolfgang Schäuble avec lequel il a évoqué la mise en place d'un groupe de travail franco-allemand sur la faisabilité d'une police européenne de l'immigration.


 Puis, Nicolas Sarkozy a rencontré la chancelière Angela Merkel avec laquelle il a dit partager « la même vision du couple franco-allemand », « acquis capital » pour la construction européenne. Il a ensuite prononcé un discours devant la Fondation Konrad Adenauer et la Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik (Conseil allemand pour les relations internationales) à l’Atrium de la Deutsche Bank.


  Au cours de son intervention, le président de l’UMP a invité les pays de l’Union à l’action : « nos peuples attendent une perspective claire et des projets concrets » Il faut « rendre l’Europe à nouveau populaire, proche, accessible, compréhensible ». Pour cela, « l’Europe a besoin d’un nouvel élan, de nouveaux projets, ce qui suppose des institutions efficaces et des frontières stables ».


  Pour sortir du blocage institutionnel dans lequel l’Europe est plongée après le rejet du traité constitutionnel en France et aux Pays-Bas, il a formulé des propositions concrètes dont la mise en œuvre ne nécessiterait pas de modifications des traités.

  « Ces réformes pourraient prendre la forme d'un texte limité à quelques articles importants qui pourrait être négocié aussi vite que possible afin de donner à l'Union les moyens de retrouver son efficacité ».

 Sur d’autres questions déterminantes pour l’avenir de l’Europe comme les frontières, le financement et les politiques de l’Union, il a souhaité « un grand débat démocratique ». Et imaginer « une grande convention dont les membres seraient désignés après un vrai débat démocratique, notamment devant les parlements nationaux ».


  Sur les frontières de l’Europe, il a réaffirmé sa préférence pour un partenariat privilégié avec la Turquie et son opposition à tout nouvel élargissement « tant que de nouvelles institutions n'auront pas été adoptées ». Et demander « un contrôle renforcé des Parlements nationaux » sur les négociations qui viennent de s’ouvrir avec la Turquie et la Croatie.


La visite de Nicolas Sarkozy s’est terminée par une rencontre avec les Français de Berlin.

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