« 2006-09 | Page d'accueil | 2006-11 »

30/10/2006

Incendie de Marseille:une inqualifiable tentative criminelle

Après l'incendie d'un autobus qui a grièvement blessé une jeune femme samedi soir à Marseille, Nicolas Sarkozy a appelé le préfet "pour faire le point de la situation" et "décidé de mettre à sa disposition deux compagnies" de CRS supplémentaires qui s'ajoutent aux deux déjà en place afin de renforcer la sécurité des transports de l'agglomération".

Le ministre de l'Intérieur a également donné "tous les moyens humains et techniques nécessaires afin d'interpeller et de livrer à la justice dans les meilleurs délais les auteurs de cette inqualifiable tentative criminelle".

Nicolas Sarkozy a joint au téléphone le frère de la jeune femme grièvement brûlée, qui habite à Marseille, et son père, qui réside au Sénégal. "Il a pris des nouvelles de son état de santé auprès du médecin qui la soigne".

En ce moment, certains, par calcul politique, cherchent à souffler sur les braises... Ce sont les mêmes qui vont voter contre le projet de loi de Nicolas Sarkozy sur la délinquance ou encore les mêmes qui refusent de réformer l'ordonnace de 1945 et d 'établir des peines planchers.

C'est une attitude irresponsable et Nicolas Sarkozy a besoin de notre soutien dans sa lutte contre la délinquance

 Nicolas Sarkozy était ce matin sur Europe1, vous pouvez réécouter la bande son en allant sur ce site de soutien à Nicolas Sarkozy.

23/10/2006

Election 2007 : franchise dans le débat et responsabilité dans l’action

Lors de l’élection présidentielle, « on n'élit pas un arbitre » mais « un leader qui doit dire avant les élections ce qu'il fera et doit faire après les élections ce qu'il a dit » a affirmé Nicolas Sarkozy à l’occasion du forum « La Cité de la Réussite » qui s’est tenu à Paris le samedi 21 octobre.

Au cours de cette manifestation annuelle où débattent politiques, entrepreneurs et universitaires, il a souhaité que la prochaine campagne présidentielle soit « une forme de référendum démocratique » sur « les grands sujets de préoccupation de la France » : « gauche ou droite, chacun doit dire ce qu'il entend faire sur les grands sujets de préoccupation de la France et que les Français tranchent par leur vote ».

Et d’appeler pendant la période de six mois qui restent avant cette échéance, les forces politiques et les candidats à aller « très loin » dans la « précision des programmes » et dans leur chiffrage. Dans cet objectif, il a prôné « la franchise dans le débat » et « la responsabilité dans l'action » afin de « régénérer » la démocratie française. « Et croyez-moi, il n'y a pas le temps d'attendre, il faut le faire et tout de suite » a-t-il insisté.

« Ça fait 25 ans que je fais de la politique (...) Aucun propos, aucun fait de ma part n'a été contraire à l'idée qu'on peut se faire de la démocratie et de la République » a-t-il affirmé en réponse à certaines attaques. « Là où on voit que je divise, moi je crois au contraire que, par les idées que j'amène, par les débats que je suscite, je vais réconcilier une grande partie du pays avec la politique, parce que la politique c'est prendre des risques, c'est le courage d'assumer des convictions » a-t-il lancé.

« Il y a des millions de Français qui peuvent se retrouver dans ce que je dis » a-t-il poursuivi. « Si vous attendez de moi que je fasse comme les autres, c'est-à-dire du bruit avec ma bouche et des sons avec les mots, ce n'est pas ce que je veux faire. Je veux changer la France » .

18/10/2006

Monde rural : discours de Sarkozy

Nicolas Sarkozy a prononcé aujourd’hui un grand discours sur le monde rural et l’agriculture (cliquez ici pour lire le discours en entier), intitulé Terres à vivre, terres d’avenir, Donner des perspectives à nos campagnes, à l’agriculture et à la pêche

Selon sa "conviction absolue ", "il y a un grand espoir pour notre agriculture et un grand avenir pour notre monde rural. "

"Notre intérêt évident, c’est le maintien d’une agriculture et d’une pêche de premier plan en France et en Europe.

- Pour des raisons d’indépendance et de sécurité alimentaires

- Pour des raisons économiques : ce sont des secteurs qui créent des richesses.

- Pour des raisons d’aménagement du territoire

- Pour des raisons écologiques enfin.

D’autre part, " il faut que nos agriculteurs puissent vivre de leur prix, de leur production, de leur travail. C’est la condition de leur dignité.

Cela passe par une présence sans complexe sur les marchés internationaux, mais aussi par le développement des produits labellisés, de niche, de terroir, qu’il faut rendre plus lisibles.  Cela passe aussi par les circuits courts, la pluriactivité, le tourisme vert, la solvabilisation des activités non agricoles des exploitants.

Enfin, Nicolas Sarkozy a évoqué la question des services publics en monde rural, déclarant que "ce n’est pas seulement une question de services publics, mais une question de services au public, c’est-à-dire que cela comprend également les commerces, les taxis, les services bancaires, les personnels de santé.... Nous devons fixer la règle qu’aucune réforme dans l’organisation d’un service public en milieu rural ne doit intervenir en l’absence de solution offrant un service de qualité supérieure. C’est une règle juste et performante. "

N'hésitez pas à lire le discours en entier, comme à mon habitude j'ai mis en gras ou en souligné les passages qui me semblent les plus importants ou les plus forts.

12/10/2006

Nicolas Sarkozy propose aux Français une nouvelle République

Nicolas Sarkozy propose aux Français une nouvelle République 

Lors d’un grand et vibrant discours intitulé Notre République, devant près de 5.000 personnes, Nicolas Sarkozy a déclaré : "Mon projet est simple: je veux construire une nouvelle relation avec les Français, une relation faite de vérité, de respect de la parole donnée, de confiance dans la parole de l'homme public. Je veux un nouvel État, une nouvelle Nation, une nouvelle République". "Si nous ne le faisons pas ensemble, personne ne le fera à notre place."


Selon Nicolas Sarkozy, il y a bien une exception française auquel il est légitime que nous soyons attachés, non parce qu'il est la marque d'une quelconque supériorité par rapport aux autres, mais parce qu'il exprime ce que nous sommes et ce qui nous unit. Cette exception tient en trois mots : la Nation, la République, l'Etat. Cette exception est politique. Elle est intellectuelle. Elle est morale. Elle est culturelle.

Mais "le miracle" de la République française est aujourd'hui "menacé", a estimé Nicolas Sarkozy car "l'Etat s'abîme dans l'impuissance, la nation dans la repentance, la République dans le communautarisme, les discriminations, le chômage".

Enfin, il a précisé que "nous ne laisserons pas plus le monopole de la République au Parti socialiste que nous ne laisserons le monopole de la nation à l'extrême droite". "La nation n'appartient pas à M. Le Pen et la République n'appartient pas à M. Hollande." […]"Les socialistes de jadis étaient d’abord des Républicains. Les socialistes d'aujourd'hui sont d’abord des socialistes. Ils ne sont pas préoccupés par l’avenir de la République. Ils sont préoccupés par l’avenir du socialisme. Pour eux la République c’est la gauche. Pour nous la République ce n’est pas la droite, ce n’est pas la gauche, ce sont tous les Français."

11/10/2006

Interview de François Fillon sur le blog de l'UMP



09/10/2006

Robert Redeker : une fatwa scandaleuse pour Nicolas Sarkozy

Ce matin sur france Inter, Nicolas Demorand, après avoir évoqué la pétition signée par un certain nombre d’intellectuels appelle l’État français à protéger Robert Redeker, professeur de philosophie menacé de mort pour avoir écrit une tribune sur l'islamisme (voir notre précédente actu), aussi longtemps que nécessaire comme le fit en son temps la Grande Bretagne pour Salman Rushdie, a demandé à Nicolas Sarkozy quelle était son analyse de cet événement d’actualité tout de même préoccupant. Ce à quoi ce dernier à répondu :

" Je suis d’autant plus d’accord que j’ai pris la décision moi-même de faire protéger le professeur Redeker, que je trouve que cette espèce de fatwa dont il est la victime est absolument scandaleuse. Que mieux que ça, non seulement nous protégeons le professeur Redeker mais j’ai mis en œuvre toute une stratégie et beaucoup de moyens pour retrouver ceux qui le menacent. Que les choses soient claires. Dans la démocratie française, on a le droit de parler de ce qu’on veut.

J’ajoute que lorsqu’il y a eu l’affaire, vous le savez, des caricatures du prophète, je crois avoir été l’un des rares hommes politiques de droite à considérer et à dire qu’il valait mieux un excès de caricature qu’un déficit de caricature. Non pas que je trouvais que les caricatures du prophète étaient du meilleur goût, personnellement il y aurait beaucoup à dire. Mais je préfère l’excès de caricature que l’insuffisance de caricature. Et permettez de le dire, je suis bien placé pour le dire et le raconter étant sans doute l’un des responsables les plus caricaturés qui soit.

Mais c’est la démocratie. Et donc ceux qui menacent ce professeur de philosophie le font au mépris des règles de la démocratie et de la République. Ils auront à rendre des comptes. La démocratie n’a pas à se laisser impressionner.

J’ajoute enfin pour l’Islam que c’est tout l’intérêt des musulmans de France que l’Islam devienne une religion comme les autres. Pas plus ni moins que les catholiques, les protestants, les juifs, dans notre pays. Et ça c’est un point sur lequel nous ne pourrons pas céder et nous ne pourrons pas transiger. Ce qui se passe avec cet enseignant est parfaitement scandaleux. "


04/10/2006

Enseignement Supérieur

Nicolas Sarkozy a proposé mercredi d'augmenter de 50% le budget de l'enseignement supérieur d'ici à 2012 lors de la convention de l'UMP sur la société de la connaissance.

"Nous devons faire de l'université une priorité budgétaire". Il a déploré que le budget par étudiant français soit "inférieur à celui d'un lycéen" et "près de trois fois plus faible que celui d'un étudiants suisse ou américain".

"Le budget de l'Education nationale, c'est plus d'argent là où il y aura plus d'étudiants et moins d'argent là où il y en aura moins", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy s'est également prononcé mercredi en faveur de la création d'un "statut d'autonomie réelle" pour les universités volontaires, notant que l'autonomie des universités était inscrite dans la loi depuis 1968. Ce statut donnera la possibilité aux universités qui le souhaitent de "se doter d'une stratégie d'établissement", a-t-il expliqué.

"Si nous voulons redresser les universités françaises, le mot autonomie doit être le coeur de la politique que nous voulons mener". Il faut "libérer nos universités du carcan administratif, centralisé et inefficace qui pèse sur elles". "Nos universités ont peu de moyens, des locaux dégradés et des campus que j'ai peine à appeler de ce nom", a-t-il déploré.

Les universités seraient alors "libres de créer ou de supprimer des postes", de "choisir leurs enseignants et leurs chercheurs permanents, parmi des candidats qualifiés à l'échelon national", de "les rémunérer comme elles le souhaitent", de "gérer leur patrimoine immobilier", de "faire des choix pédagogiques en lien avec leur environnement économique", de "se doter d'une politique de recherche en gérant seules les unités de recherche actuellement partagées avec le CNRS", de "fusionner avec d'autres universités ou d'organismes d'enseignement supérieur", d'"investir dans la formation continue" ou de "se rapprocher de leurs homologues européennes".

Discours devant les nouveaux adhérents


Cliquez sur l'image ci dessus
extraits du discours de samedi 

Soutien à Redeker

" Pour s'être demandé, dans une tribune du Figaro (19 septembre), ce que devait faire le monde libre face aux intimidations islamistes, Robert Redeker est aujourd'hui menacé de mort. Victime d'une fatwa, il a été forcé, lui et sa famille, à la clandestinité. Contraint de se mettre sous la protection de la DST, de quitter sa fonction de professeur de philosophie, de changer de résidence tous les deux jours, Robert Redeker a vu son existence basculer, et vit désormais en homme traqué. " (source :respublica)

En réaction à ces menaces de mort, Nicolas Sarkozy, qui gère la situation avec les services dont il a la charge, a déclaré, samedi dernier, que " la première des libertés, c’est de permettre à tous les enseignants de dire ce qu’ils pensent, quand ils le souhaitent et quand ils le veulent. "

L’UMP, par la voix de Valérie Pécresse, a déclaré : "qu’aucun écrit ne justifie de menaces de mort ".

Sur son blog, François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy,  écrit : "Les explications embarrassées de l’Education nationale qui condamne – heureusement – la fatwa qui frappe son professeur de philosophie toulousain mais l’appelle a plus de retenue et de réserve dans l’expression de ses opinions sont tout simplement stupéfiantes.

Stupéfiantes parce que le rôle des intellectuels est bien d’exprimer des opinions et de créer des débats. Stupéfiantes parce qu’il y a belle lurette que la politique a envahie l’école. Si le devoir de réserve doit être respecté, c’est dans les salles de classes et dans la rédaction des manuels que le ministère doit y veiller. Stupéfiantes parce que c’est un signe envoyé aux terroristes qui ne peut que les conforter dans leur stratégie."

Qu’importe la thèse que défend Redeker ! Puisqu’il est menacé de mort par les ennemis de la démocratie, c’est la mienne ! "

02/10/2006

Bataille des idées contre bataille de personnes

" Nous avons lancé la bataille des idées, mais en retour, je ne vois en face de moi, qu'une bataille de personnes.

Je suis devenu la cible, le vecteur, le tremplin de tous ceux qui n'ont rien à dire sur la France.

Les candidats socialistes se méprisent, se déchirent, n'ont aucune idée originale, mais ils ont trouvé leur point commun, leur bouée de sauvetage : haro sur Sarkozy !

L'UDF, à défaut d'être entendu, a trouvé son créneau pour subsister : être différent de Sarkozy !

L'extrême gauche est en miettes, mais elle a trouvé son bouc émissaire, Sarkozy !

Quant à Jean-Marie Le Pen, il n'y a, pour lui, qu'un homme à abattre : Sarkozy !

[…] A l'évidence, je suis seul contre tous. Seul, mais avec des millions de Français à mes côtés ! Ce tir croisé ne m'impressionne pas. Je ne dévierai pas de ma route. Je continuerai à parler en votre nom, à refuser la polémique, à proposer sans crainte, à défendre des idées qui méritent d'être défendues.

Mais j'invite cependant mes concitoyens à s'interroger sur les raisons d'une telle communion dans l'agressivité.

Pourquoi ? Parce qu'au fond tout ce petit monde ne supporte pas l'idée que je puisse incarner autre chose que la continuité et que je brise les clivages habituels d'un monde politique habitué à ronronner. Je veux la rupture avec la façon de faire de la politique, une transformation tout à la fois audacieuse et réaliste de notre pays. Cette rupture ne signifie en rien l'abandon des idéaux qui ont toujours guidé notre peuple. Elle a au contraire pour but de renouer avec eux, de leur rendre un contenu. C'est une rupture avec l'échec. Cette rupture, ils redoutent qu'elle bouscule l'échiquier politique avec ses postures habituelles et ses discours convenus.

Ce petit monde ne supporte pas l'idée que cette rupture puisse être politiquement inclassable.

Que je puisse faire de la justice et de l'équité l'un des moteurs du changement est insoutenable pour le parti socialiste.

Que je puisse faire de la sécurité et de l'immigration une priorité est inadmissible pour l'extrême droite.

Que je puisse m'adresser, dans un même élan, aux classes populaires et aux classes moyennes, est une hérésie pour tous ceux qui font de la division nationale l'une des données de la vie politique française.

Que je sois décidé à rétablir les valeurs du travail, du mérite, du civisme et de l'autorité, est un affront pour tous ceux qui ont ridiculisé pendant trente ans ces vertus.

Que je sois décidé à bousculer les tabous et les situations acquises est un danger pour tous ceux qui en profitent.

Et enfin, que ma voix puisse porter dans le pays et qu'elle puisse même être populaire, est odieux pour tous ceux qui n'ont pas ce privilège.

Ce front commun ne doit pas nous effaroucher. Bien au contraire ! Il est la preuve que nous gênons certains, que nous existons avec force pour beaucoup de français, et donc que notre démarche est juste."

Nicolas Sarkozy

Toutes les notes