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26/04/2007
Nicolas Sarkozy : retour sur un comportement héroique
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18:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, sarko, human bomb, sarko2007, sarkozy2007
24/04/2007
Le co-rédacteur du projet de Bayrou soutien Nicolas Sarkozy
Pierre Albertini, député-maire de Rouen et coordonnateur du projet législatif de l'UDF et de François Bayrou, a annoncé mardi soir son soutien à Nicolas Sarkozy.
"Sans renier en aucune manière ni mon parcours, ni mes valeurs, je voterai pour Nicolas Sarkozy" a-t-il déclaré., ajoutant que "le 6 mai, c'est le choix de la raison que dicte l'intérêt supérieur du pays et cet intérêt supérieur dépasse les clivages politiques".
"Jean Lecanuet (fondateur de l’UDF) m'a appris une chose: ne jamais se tromper d'adversaire. J'ai regardé dans le projet de Ségolène Royal et de son équipe, et j'ai trouvé beaucoup de propositions qui me heurtent", a-t-il dit, évoquant les 35 heures ou la remise en cause de la loi Fillon sur les retraites.
"Même si je n'approuve pas dans la totalité les propositions de Nicolas Sarkozy, je constate une très forte convergence sur les grands objectifs: redresser économiquement le pays, créer une société de confiance, privilégier la solidarité et non pas l'assistance, rénover la vie politique", a poursuivi Pierre Albertini.
Nicolas Sarkozy s’est réjoui de ce soutien, déclarant : "Il y a beaucoup d'amis de l'UDF qui ont toute leur place dans la majorité présidentielle et qui ne souhaitent pas se retrouver au milieu de l'extrême gauche, du Parti communiste et des Verts".
Déjà 11 parlementaires (députés et sénateurs) UDF ont apporté leur soutien à Nicolas Sarkozy, citons entre autre Daniel Dubois, Francis Hillmeyer, Michel Hunault, Rodolphe Thomas et Olivier Jardé, Stéphane Demilly, Yves Pozzo di Borgo
André Santini, Pierre-Christophe Baguet, Christian Blanc soutenaient Nicolas Sarkozy dès le premier tour. Valérie Giscard d’Estaing, fondateur de l’UDF a déjà eu également l’occasion d’apporter son soutien à Nicolas Sarkozy.
Après le soutien hier d'Eric Besson, plus que jamais, Nicolas Sarkozy est le candidat du rassemblement, celui avec un nouveau rêve français sera possible.
Diffusez par mail cette information à vos amis qui ont voté UDF !
22:45 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, bayrou, soutein
23/04/2007
Pour un nouveau rêve français
Mes chers compatriotes,
Ce soir, le peuple français s’est exprimé. Il l’a fait avec clarté.
Après tant de scrutins marqués par la montée de l’abstention, ce premier tour de l’élection présidentielle est une victoire pour notre démocratie. En se rendant massivement aux urnes, les Français ont exprimé leur volonté de ne laisser personne décider à leur place.
En me plaçant en tête de ce premier tour et en plaçant Madame Royal en deuxième position, ils ont marqué clairement leur souhait d’aller au bout du débat entre deux idées de la nation, deux projets de société, deux systèmes de valeurs, deux conceptions de la politique.
Ce débat, nous avons la responsabilité, Madame Royal et moi, de faire en sorte qu’il se déroule dans la clarté, dans la sincérité et dans le respect des personnes. Nous avons le devoir de donner à travers ce débat une image de dignité qui soit à la hauteur de la dignité de la fonction présidentielle. Pour ma part je ne changerai pas de ligne de conduite. Je veux dire à Madame Royal que je la respecte et que je respecte ses convictions et que je souhaite que le débat de ce second tour soit véritablement un débat d’idées. Les Français l’attendent depuis trop longtemps, le réclament avec trop de force pour qu’il soit dénaturé.
Aux 11 millions d’électeurs qui ont voté pour moi au premier tour parce qu’ils se sont reconnus dans les idées que j’ai exprimées, je veux dire merci du fond du cœur. Ils m’ont fait confiance. Je ferai tout pour être digne de cette confiance.
Tout au long de la campagne, j’ai souhaité m’adresser à tous les Français au-delà des partis. J’ai voulu parler à ceux auxquels on ne parlait plus, aux travailleurs, aux ouvriers, aux employés, aux artisans, aux agriculteurs, à la France qui donne beaucoup et qui ne reçoit jamais rien, à la France qui est exaspérée et qui souffre, celle des banlieues en difficulté, des bassins industriels en déclin, des cantons ruraux abandonnés.
J’ai voulu mettre au cœur de la politique des valeurs comme l’identité nationale, l’autorité, le travail, le mérite. J’ai voulu parler de morale. J’ai proposé la revalorisation du travail, l’école de l’excellence, la moralisation du capitalisme financier, la révolution du développement durable. J’ai dit que ma priorité était de donner à chacun le moyen d’accomplir ses rêves, de réaliser ses ambitions, de réussir sa vie.
Ces principes sont le fondement de mon projet politique. Quels que soient les obstacles, je n’y renoncerai pas, je ne les renierai pas parce que je suis profondément convaincu que l’avenir de notre pays, sa prospérité, sa place dans le monde en dépendent. Comme en dépend le bonheur des Français.
Dans les 15 jours qui restent avant le second tour, je veux dire à tous les Français qui ont peur de l’avenir, qui se sentent fragiles, vulnérables, qui trouvent la vie de plus en plus lourde, de plus en plus dure, que je veux les protéger.
Je veux les protéger contre la violence, contre la délinquance, mais aussi contre la concurrence déloyale et les délocalisations, contre la dégradation de leurs conditions de travail, contre l’exclusion. Je veux leur redonner le goût d’entreprendre, d’innover, le goût de l’aventure et du risque. Je veux pouvoir leur parler de protection sans être accusé de protectionnisme, comme je veux pouvoir leur parler de la nation sans être accusé de nationalisme.
Je veux parler à tous ceux que la vie a brisés, aux accidentés de la vie, à ceux qu’elle a usés, à ceux qui sont dans la détresse. Je veux parler aux malades, aux handicapés, aux personnes âgées, à ceux qu’une pression trop forte a épuisés, à ceux qui ont trop souffert. Je veux leur redonner de l’espérance. Je veux leur dire que la France dont je rêve est une France qui ne laisse tomber personne, une France qui est comme une famille où le plus faible, le plus vulnérable, le plus fragile a droit a autant d’amour, autant de respect, autant d’attention que le plus fort, une France où même dans celui qui n’a plus de force on reconnaît la dignité de l’homme et du citoyen.
Je veux m’adresser à tous les Français pour leur dire que la société du plein emploi est un moyen et que l’objectif c’est la société de la pleine citoyenneté. Je ne souhaite qu’une chose : rassembler le peuple français autour d’un nouveau rêve français, celui d’une République fraternelle où chacun trouvera sa place, où personne n’aura plus peur de l’autre, où la diversité sera vécue non comme une menace mais comme une richesse.
Cette France fraternelle, c’est celle qui m’a tout donné. Je lui dois tout. Et à mon tour je veux tout lui rendre. Cette France fraternelle j’invite tous les Français de bonne volonté quelles que soient leurs origines, leurs croyances, leurs partis à s’unir à moi pour qu’ensemble nous puissions la bâtir.
Vive la République !
Vive la France !
08:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy
20/04/2007
Pourquoi je vote Nicolas Sarkozy
Je crois profondément que pour assurer cette tâche au combien difficile, la France et les Français ont besoin d’un grand leader, d’un président acteur qui relèvera les nombreux défis qui l’attendent.
Il faudra un homme de conviction, capable de rassembler la nation au-delà des clivages. Un homme au langage vrai, apte à affronter la vérité sans tabou ni langue de bois, emprunt de courage et d’audace pour résoudre les grands problèmes et mener les grandes réformes pour redresser la France. Un homme « qui a le courage de dire avant les élections tout ce qu'il pense et tout ce qu'il fera et qui a l'honnêteté au lendemain de l'élection de mettre scrupuleusement en œuvre la politique sur laquelle il s'est engagé. »
Il faudra, enfin, un président qui connaisse bien la politique étrangère et la lutte contre le terrorisme pour faire face aux nouveaux enjeux internationaux.
Seul Nicolas Sarkozy, aujourd’hui, par son expérience dans des ministère régaliens, « a déjà démontré sa capacité à assumer les plus hautes fonctions de l’État sans s’y compromettre, sans perdre son idéal, sans éprouver l’usure du temps et du pouvoir. »
Seul Nicolas Sarkozy connaît parfaitement le terrain et peut redresser la France et la mener à la place qui doit être la sienne.
Seul Nicolas Sarkozy est le candidat idéal, celui avec qui nous pourrons tous imaginer et construire la France d’après, celui avec qui tout pourra (re)devenir possible. Il est le candidat de l’avenir, le candidat de la modernité, le candidat du possible. Le candidat qui redonnera à chacun confiance en son avenir et en son destin.
Seul Nicolas Sarkozy est porteur d’espoir, par son projet cohérent et précis, son énergie, son volontarisme et sa rupture avec les vieilles méthodes politiques.
Enfin, de tous les candidats, seul Nicolas Sarkozy, en tant que Ministre de l'Intérieur, connait parfaitement le dossier très sensible du terrorisme. Ses compétences dans ce dossier ont d'ailleurs été reconnues par la plus haute distinction civile espagnole (cliquez ici).
Souvent caricaturé, ayant du faire face à de nombreuses tempêtes, Nicolas Sarkozy est aujourd’hui dans un état de maturité et de réflexion qui lui donne l’étoffe et le recul nécessaire à toute candidature pour devenir chef d’État.
Pour toutes ces raisons, et pour bien d’autres encore, j’ai décidé dimanche de voter pour Nicolas Sarkozy.
De très nombreuses personnalités, (artistes, sportifs, politiques d'autres partis ... cliquez ici pour voir la liste) ont apporté leur soutien à Nicolas Sarkozy. Au delà de ces soutiens symboliques, dans le chemin vers l’Elysée, Nicolas Sarkozy aura besoin de notre soutien à tous !
C’est pourquoi nous devons convaincre tout nos amis de l’importance de ce choix ! Dimanche tout devient possible, Dimanche votons Nicolas Sarkozy !
Antoine
23:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy sarko
Flicage des électeurs au Parti Socialiste
Depuis hier, le parti socialiste met fortement en avant, pour les derniers jours de campagne, un site militant qui procède du véritable flicage des électeurs et notamment des indécis.
Le site : www.lesamisdesegolene.org/campagne-perso/sms.php
Ce site est relayé :
- sur le blog PS Boite à Outils du militant
- sur le blog du secrétariat national au TIC
- sur le site du parti socialiste (boîte outils du militant)
- sur le site de Ségolène Royal, dans le fil des blogs militants
Or, que peut-on lire sur ce site ?
En page d’accueil, des propos agressifs à l’endroit d’électeurs indécis proche du Parti Socialiste.
Extrait :
« Vous les classez par grandes familles :
les enfants du peuple de gauche prêts à trahir leur cause pour toutes les mauvaises raisons que l'on connait,
les sympathisants laxistes,
les hésitants,
les défaitistes,
etc. »
Et des descriptions de méthodes de persuasion peu recommandables et culpabilisantes :
- Sur les SMS :
- Fais attention, voter Sarko c'est génétique...
- Tu votes à droite, Le Pen arrive
- Avec sarko, tu votes Le Pen. Avec Bayrou, tu votes blanc. Avec Ségolène, tu votes pour la France qui souffre.
-Sur la visite à domicile, surnommée « botte secrète », on trouve ce passage très limite :
« Outil lourd à mettre en œuvre, il ne peut être utilisé que 5 ou 6 fois le dimanche du vote. »
« La visite à domicile le jour du scrutin et l'accompagnement jusqu'au bureau de vote. »
« Sensible, voire impressionné par votre sens de l'engagement (vous êtes prêt à vous déplacer pour une voix supplémentaire), ému par votre présence dans le bureau de vote (vous ne pouvez hélas vous rendre dans l'isoloir pour effectuer l'indispensable vérification et vous allez sans doute lui demander les bulletins restant par précaution), il votera selon votre prescription. »
- Sur le mail :
Vous pouvez ajouter la mention "URGENT" dans l'objet du courriel (son titre). D'accord, c'est bien "lourd", mais il y a effectivement urgence et il faut dans ce cas utiliser les techniques du marketing direct. Très direct...
Ce n’est donc pas le mail qui est critiquable mais la volonté de le massifier sans réel action volontaire. Des mails peuvent circuler, certes, mais avec des argumentaires personnels. Ici, on parle de marketing ..
- Le phoning : pour les récalcitrants
Notez qu’on ne parle plus d’indécis mais …de « récalcitrants » !!! Et qu’est préconisée la mise en place de guide d’entretien marketing ! Donc aucun naturel à la démarche.
Tous les moyens sont-ils bons pour convaincre les indécis ? Ou plutôt les récalcitrants ?
Vous voulez une description de ce site ?
« C’est facile, c’est technologique, c’est participatif, bref c’est socialiste. » nous dit le blog des TIC (sic !)
En réaction, voici le communiqué de presse de Xavier Bertrand et Rachida Dati :
Pour la dignité de la campagne et le respect des électeurs, le PS et sa candidate doivent arrêter de confondre mobilisation et intimidation
Depuis quelques heures, circule sur internet un bien étrange mode d’emploi diffusé via les sites officiels du PS et de Ségolène Royal. Ce mode d’emploi donne un certain nombre de conseils et de directives aux militants socialistes pour faire pression sur des électeurs de gauche indécis, pas SMS, par téléphone, par des visites à domicile et même par une présence physique qualifiée de « prescriptrice » dans les bureaux de vote le jour du scrutin.
Nous condamnons la vision très inquiétante de la politique et de la démocratie véhiculée par ce mode d’emploi, empreint de sectarisme et invitant à user de techniques de manipulation allant jusqu’à l’intimidation physique aux abords mêmes de l’isoloir. Les destinataires sont ainsi invités à classer les indécis par grandes familles : « les enfants du peuple de gauche prêts à trahir », les « défaitistes », etc. Ils sont conviés à insister auprès des « récalcitrants » par des appels téléphoniques répétés et des visites à domicile, qualifiées de « botte secrète ». Et si cela ne suffisait pas encore, l’accompagnement et la présence au bureau de vote sont alors recommandés. On ne peut qu’être surpris et choqué de lire à ce moment l’expression du regret suivant : « vous ne pouvez hélas vous rendre dans l’isoloir pour effectuer l’indispensable vérification et vous allez lui demander les bulletins restant par précaution ».
Cette conception de la politique et de la démocratie n’est pas la nôtre. Elle traduit un manque de respect pour l’électeur et sa liberté. La mobilisation des électeurs est une chose, le fait de les culpabiliser et de les intimider en est une autre. Nous déplorons qu’après le déferlement d’attaques personnelles contre Nicolas Sarkozy, le PS et sa candidate recourent à de tels procédés qui vont à l’encontre de l’éthique républicaine. Dans notre République, le vote est libre, personnel et secret. Visiblement, les socialistes l’ont oublié.
Nous invitons, nous, les électeurs à penser et à se déterminer librement. S’ils veulent le changement dès le soir du deuxième tour, nous les appelons à voter pour Nicolas Sarkozy dès dimanche.
Rachida DATI et Xavier BERTRAND
Le figaro publie un article relatif à ce site du PS, un article relativement malhonnête ....
En effet, ce que nous critiquons, ce ne sont pas les mailing ou autres SMS, ce sont les formulations scandaleuses : les récalcitrants, les traitres .. au lieu des indécis...
Le passage sur l'accompagnement au bureau de vote est également très limite...
Les supporters de sarkozy et l'opération 72h n'ont aucun rapport avec ces actions, même si ils s'en rapprochent dans le but ultime, convaincre les indécis.
En effet, les supporters demandent de convaincre via les propositions de Sarkozy et les argumentaires fournis, pas via des intimidation et messages culpabilisateurs.
Les 72h sont dans le même esprit, convaincre par la force des idées.
Bref sans commentaires.
13:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18/04/2007
72h pour gagner !
20:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy
Royal fuit les débats et les journalistes
Article publié sur lefigaro.fr
Ce qui n'était au départ qu'une mauvaise habitude est devenu une stratégie. Depuis le début de la campagne électorale, Ségolène Royal a « posé des lapins » à une bonne douzaine de médias. Mais dans cette dernière semaine, elle annule les interviews, en cascade.
Alors qu'elle devait plancher hier matin devant les lecteurs du Parisien - un exercice d'ordinaire très prisé des politiques - elle a annulé in extremis sa venue, lundi après-midi.
Le 10 avril, elle s'était fait remplacer au pied levé par Jean-Pierre Chevènement sur Europe 1.
Hier matin, les agences de presse internationales Reuters et Associated Press, qui avaient rendez-vous au QG de Royal, boulevard Saint-Germain, ont fait antichambre pendant une heure et demie, avant qu'on leur annonce que l'interview était annulée, la candidate n'ayant « pas eu le temps de lire les questions » qu'elles avaient été invitées à lui transmettre par avance.
Les questions, c'est bien là le problème. Après avoir sans cesse promis des rencontres régulières à la presse, la candidate a trouvé un nouveau style de communication peu participatif : la déclaration sans question ! Ce fut le cas, lundi soir à Nantes, lorsqu'elle a annoncé que la lutte contre les violences faites aux femmes serait élue « grande cause nationale » et aussi hier matin à Paris pour sa déclaration sur le train de vie de l'Etat (lire ci-contre). Et lorsqu'un journaliste ose tout de même poser une question, la candidate botte en touche tandis que le directeur de campagne François Rebsamen met fin à l'échange d'un « Bon, voilà » qui sonne comme un ite missa est.
Le tournant dans l'attitude date de l'annonce précipitée du Contrat première chance. Mal préparée, la candidate a fait face à des questions précises, auxquelles elle était bien en peine de répondre. Puis, lorsque le débat s'est mis à tourner autour de l'appel de Michel Rocard à une alliance avec François Bayrou avant le premier tour, elle a tout fait pour échapper aux questions sur sa stratégie. La formule de la déclaration lui permet de choisir elle-même le terrain sur lequel elle se place, en imposant son thème du jour, notamment aux télévisions et aux radios.
Alors qu'elle nous avait formellement donné (et confirmé) son accord pour publication d'une interview dans la dernière semaine précédant le premier tour de l'élection présidentielle, Ségolène Royal a finalement repris son engagement et annulé sa rencontre avec les journalistes duFigaro. De tous les grands candidats en lice, elle sera donc la seule à n'avoir pas répondu à nos questions.
Bien entendu, notre invitation à accueillir la candidate du Parti socialiste dans nos colonnes reste valable pour l'entre-deux-tours.
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16/04/2007
Nicolas Sarkozy sur TF1 : vidéos
23:05 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy
10 questions sur la politique étrangère
Nicolas Sarkozy a répondu à 10 questions sur la politique étrangère pour lejournal lemonde.
1. Iran : si les Etats-Unis ou Israël décident à un moment donné que la seule façon d'empêcher l'Iran d'acquérir la bombe atomique est de procéder à des frappes militaires sur ses sites nucléaires, considérez-vous que la France devra s'opposer à ce scénario ? De quelle façon ?
Je suis convaincu qu'une solution diplomatique est possible si la communauté internationale reste ferme sur ses principes et dans ses demandes. Un nouveau conflit aurait des conséquences très graves pour la région. L’accès de l’Iran à l’arme nucléaire est inacceptable, mais le règlement de la crise avec l'Iran doit être recherché par la négociation et dans un cadre multilatéral. La France doit agir pour que la communauté internationale reste unie, comme elle l’a été en adoptant à l’unanimité les résolutions 1737 et 1747.
2. Iran : êtes-vous favorable, au cas où l'Iran continuerait à refuser de se conformer aux demandes de l'ONU et de l'AIEA, à ce que les grandes puissances mettent en place un embargo sur les ventes de produits pétroliers raffinés à l'Iran ? Accepteriez-vous l'idée de sanctions adoptées en dehors du cadre de l'ONU, sur la base d'une « coalition de pays volontaires » ?
Si l'Iran continue à ne pas respecter les résolutions du Conseil de sécurité, il faudra aller plus loin dans les sanctions pour faire comprendre au régime que nous n'acceptons pas le fait accompli d'un Iran nucléaire. Dans ce cas, nous rechercherons en priorité l'unité du Conseil de sécurité sur de nouvelles mesures. Rien n'est exclu a priori ; ce qui compte, c'est l'efficacité. S'agissant de sanctions en dehors du Conseil de sécurité, ce n'est pas un problème de principe. Mais il est bien sûr préférable d'avoir une résolution de l'ONU.
3. Iran : seriez-vous d'accord pour que l'Iran soit autorisé à mener sur son territoire, et sous contrôle étroit de l'AIEA, des activités de recherche et développement en matière d'enrichissement d'uranium, comme compromis éventuel pour sortir de l'impasse diplomatique ?
Ce programme d'enrichissement iranien est dangereux car il n'a pas d'utilisation pacifique identifiable. Le Conseil de sécurité a donc exigé de l’Iran qu’il suspende y compris ce qu’il appelle ses « activités de recherche et développement ». Téhéran doit coopérer sans réserve avec l'AIEA, pour faire toute la lumière sur des années d'activités clandestines. La communauté internationale a fait des propositions ambitieuses, en particulier la possibilité pour l’Iran de développer un programme nucléaire clairement civil. Mais pour cela, l'Iran doit démontrer ses intentions pacifiques.
4. Darfour : êtes-vous favorable à l'adoption de nouvelles sanctions contre le régime soudanais si ce dernier continue de refuser le déploiement d'un contingent de Casques bleu de l'ONU au Darfour ainsi que le demande la résolution 1706 du Conseil de sécurité ? Quelles sanctions exactement?
Au Darfour, je n’accepte pas que la mauvaise volonté du gouvernement soudanais à appliquer la résolution 1706 et sa complaisance à l’égard des milices djandjawids nous transforme en témoins impuissants de l’horreur. Si je suis élu, je n’hésiterai pas à militer pour un durcissement décisif des sanctions contre tous les responsables de la prolongation du conflit. Des mesures immédiates s'imposent, comme le gel des avoirs ou le refus de délivrer des visas pour les individus impliqués dans les massacres. La France appliquera au besoin ces mesures avec ses partenaires européens ou à titre national.
5. Darfour : êtes-vous favorable à l'ouverture, si besoin par la force militaire, de couloirs humanitaires pour faire parvenir de l'aide aux populations civiles victimes de ce conflit ? Les troupes françaises stationnées au Tchad et en Centrafrique devraient-elles dans ce cas être mises à contribution ?
L’accès aux populations civiles, qui sont les premières victimes du conflit, est une priorité et je souhaite que la question des corridors humanitaires soit rapidement posée avec nos partenaires du Conseil de sécurité et de l’Union africaine. J’ai proposé, si j’étais élu, de réunir les pays concernés par cette crise dans le but d'adopter un plan d'action détaillé qui abordera justement la question des corridors et permettra de rechercher un accord politique entre le gouvernement et les rebelles, car seul un tel accord pourra permettre un règlement durable du conflit.
6. Chine : êtes-vous favorable à une levée de l'embargo européen sur les ventes d'armes à la Chine ?
La levée de l’embargo est une décision collective, qui doit être prise par l’ensemble des partenaires européens. La Chine est un partenaire de première importance pour la France et l’Europe. Nos relations se sont beaucoup développées au cours des dernières années, et c’est une très bonne chose. Mais l’embargo sur les armes a une signification bien particulière, liée notamment à la situation des droits de l’Homme dans ce pays. Dans ce domaine, la Chine peut encore faire des progrès. C’est à l’aune de cette question que nous devons continuer de discuter avec nos partenaires chinois.
7. Russie : êtes-vous favorable à l'installation en Pologne et en République tchèque d'éléments du bouclier anti-missile que veulent mettre en place les Etats-Unis ? Considérez-vous que ce projet a un sens, face au risque que l'Iran se dote à l'avenir de missiles pouvant atteindre le territoire européen ?
Je trouve quand même préoccupant de ne pas discuter ensemble, avec nos partenaires européens, du système de défense anti-missile que les Etats-Unis sont en train de mettre en place. Je ne vois pas comment on peut dire que c’est simplement le problème de la République tchèque ou de la Pologne et que ce n’est pas du tout celui de l’Europe, sauf à renoncer à toute ambition d’une politique européenne de la défense.
8. Russie : êtes-vous favorables à l'entrée, un jour, de l'Ukraine et de la Georgie dans l'OTAN ? Dans l'Union européenne ?
Avec l’Ukraine et la Géorgie, je souhaite que nous progressions d’abord dans la voie du partenariat privilégié avec l’Union qui permettra à ces pays de prendre part au grand marché et de participer à certaines politiques européennes, par exemple dans le domaine commercial ou en matière d’éducation et de recherche. Concernant l’Otan, je souhaite que le rapprochement amorcé avec l’Ukraine et la Géorgie se poursuive. Le « dialogue intensifié » peut être un premier pas vers une éventuelle intégration. Mais l’adhésion doit aussi refléter la volonté des pays concernés et de leurs citoyens.
9. Russie : seriez-vous prêts à accélérer le projet de gazoduc Nabucco qui vise à permettre à l'Europe de réduire sa dépendance aux approvisionnements en gaz russe, en ouvrant une voie d'acheminement des hydrocarbures d'Asie centrale qui éviterait le territoire russe ?
Oui, car ce gazoduc est un projet d'infrastructure énergétique particulièrement important pour l'Union européenne ; c’est également un outil pour développer la coopération avec notre voisin turc ainsi qu’avec les pays producteurs de gaz, en particulier de la Caspienne. La question n'est pas de réduire notre dépendance vis à vis de tel ou tel pays en particulier, il s’agit d'organiser un approvisionnement stable et diversifié sur le long terme pour les besoins énergétiques de l'Europe. Le développement d’une véritable politique européenne de l’énergie est un des principaux défis pour les prochaines années ; le projet Nabucco s'inscrit bien dans cet objectif.
10. Russie : êtes-vous favorable à l'augmentation des capitaux russes dans la société EADS, où ils sont présents actuellement à hauteur de 5% ?
Non, pour une raison très simple : EADS est une entreprise stratégique, liée aux impératifs de la défense française et européenne. Une augmentation de la participation de l'Etat russe au capital d'EADS – ou d'actionnaires qui en dépendraient en réalité – pourrait, surtout si elle devait tendre vers une minorité de blocage, remettre en cause notre indépendance et notre souveraineté nationale.
15:29 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy
13/04/2007
Les spots de campagne de Nicolas Sarkozy
00:01 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy




