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08/06/2007

De la nécessité de donner une majorité importante au Président de la République

Dimanche, vous le savez, se joue le deuxième volet du processus de redynamisation de notre pays tant attendu par nos concitoyens :les élections législatives. Il sera important de voter et plus particulièrement de voter pour les candidats de la majorité présidentielle et cela pour plusieurs raisons.

1) Pour permettre tout d’abord une stabilité institutionnelle qui permettra au Président de la République de réformer en profondeur.

a) En cas de perte de la majorité absolue des sièges les Français feraient face à une nouvelle cohabitation passive,improductive et néfaste pour notre pays. En cas de perte d’une majorité relative,le gouvernement ne pourrait réformer à cause d’une épée de Damoclès susceptible de tomber à n’importe quel moment: la motion de censure.

Tout le monde connaît bien la fameuse motion de censure prévue par l’article 49 de la Constitution qui permet à la majorité de l’Assemblée Nationale, soit 289 votes sur 577 députés,de renverser le gouvernement.

A l’image de celle du 4 octobre 1962 provoquant la démission du Gouvernement de Pompidou, elle traduisait l'opposition du Parlement au principe de l'élection du Président de la République au suffrage universel (principe aujourd’hui adopté !), dont le projet venait d'être annoncé par le Général de Gaulle.

Devant une telle configuration,le gouvernement ne pourrait réformer sous peine de se voir destituer. On assisterait donc à un parfait immobilisme et ce jusqu’aux prochaines élections législatives.

 

b) Pour faciliter le cheminement de la loi Il est de plus en plus difficile de légiférer par l’organe exécutif :par des ordonnances ou décrets,il vaut mieux passer par le parlement bicaméral (Assemblée Nationale+Sénat) pour faire adopter les lois. Cela est important pour plus de légitimité (à voir le rejet populaire de l’utilisation du « 49 -3 »)et pour marquer une réforme dans la durée alors que l’ordonnance ne fait que temporaliser une action avant un vote du parlement. En effet ,les ordonnances entrent en vigueur dès leur publication. Mais un projet de loi de ratification doit être déposé devant le Parlement.Une fois ce projet déposé, soit l’ordonnance est approuvée par le Parlement et acquiert la valeur de loi, soit elle n’est pas ratifiée et conserve une valeur simplement réglementaire (inférieure à la loi).

Devant une assemblée pas totalement acquise à sa cause les différents projets ou propositions de loi pourraient susciter une réprobation négative ou tout simplement un doute neutre qui par effet boule de neige à travers certains partis d’opposition ou même partis alliés pourraient retarder ou empêcher l’avènement d’une loi importante.

Pour marquer une action dans la durée il est donc très important de passer par la loi et d’avoir une majorité absolue forte à l’Assemblée nationale.

2) Pour donner une légitimité morale et incontestable au Président

Nicolas Sarkozy va devoir affronter dans les mois à venir les présidents de régions (20 régions sur 22 sont socialistes),la majorité des présidents des conseils généraux qui ne sont pas du même bord politique et qui ont acquis de véritables responsabilités depuis la décentralisation renforcée des dernières années ;les syndicats (opposés à l’instauration du service minimum) les associations,les lobbys(voir même certains lobbys religieux qui tentent,sous prétexte de leur puissance médiatique ,de remettre en cause certaines de nos valeurs républicaines comme la laïcité),les associations étudiantes (contre les différentes réformes de l’enseignement supérieur :nouveau contrat facilitant l’insertion des jeunes dans la vie professionnelle, facilitation de l’autonomisation des jeunes).

Pour peser dans les négociations,Nicolas Sarkozy va avoir besoin de vous.

Ensemble donnons lui les moyens de rendre à notre pays ce que ce dernier nous a donné :la quiétude de vivre en paix dans un pays démocratique libre où la liberté d’expression est défendue,où l’égalité des chances par la méritocratie est prônée,et où la fierté d’être Français est enfin décomplexée.

Il faut que Nicolas Sarkozy se sente investi d’un véritable mandat de tout le peuple de France.

Nous le savons :dans deux semaines tout deviendra enfin possible.

                                                                                             

Ralph Guyot-Jeannin

Co-responsable de l’UMP Dauphine

 

PS :Des collages sont prévus,tous les militans de l’UMP Dauphine sont les bienvenus !

Merci de nous contacter Alex et moi sur l’adresse email de l’UMP Dauphine ou par téléphone

04/06/2007

Plaidoyer pour le changement.

 

            Notre pays connaît une Renaissance. L’élection de Nicolas Sarkozy a impulsé une nouvelle dynamique venant marquer la fin d’une bien trop longue léthargie. Le lien tissé entre le citoyen et le politique semble avoir retrouvé de sa force, et la confiance populaire, cet indispensable outil pour gouverner, n’a jamais été aussi vive. Nous attendons maintenant du nouveau Président de la République , pour qui nous nous sommes tant battus, qu’il continue de prôner l’action politique comme rempart contre tous les fatalismes. Certes, les réformes à mener seront nombreuses et difficiles, mais le contrat passé avec les Français est clair : agir pour tirer la France vers le haut, quitte à heurter les conservatismes de tous bords et la pensée unique qui a trop longtemps fait la loi dans notre pays.

             En politique, le courage n’est pas une option, c’est un devoir, et nous ne laisserons pas aux ultimes bastions d’un anti-capitalisme acculé, toujours fascinés par de vieilles lunes marxistes-léninistes, le droit de priver le Peuple de France d’un changement, d’une rupture avec plus de trente ans d’immobilisme. La réforme des Universités, au cœur des promesses de campagne, devra être menée, et cela le plus rapidement possible. L’autonomie des Facultés ne doit pas être vécu comme le sacrifice d’acquis séculiers ni comme l’entrée du marché dans la sphère du Savoir, mais comme l’indispensable ouverture de l’Enseignement Supérieur sur la réalité du monde du travail. Il serait criminel, et le mot n’est certainement pas assez fort, de continuer à produire du chômage sous le prétexte pernicieux que ce n’est pas à la demande de s’adapter à l’état de l’offre.
             Ayons l’audace de laisser s’étouffer les tabous, et gardons-nous bien surtout de perpétuer la politique du nivellement vers le bas et de l’égalitarisme. C’est seulement ainsi que notre pays retrouvera le chemin de l’excellence et le rang qui se doit d’être le sien.

             Je vous le dis, la Jeunesse de France mérite mieux que de périr sous le poids des dogmatismes et des idéologies moribondes. Rappelons à tous ceux qui nous condamnent à « l’Eternel hier » que nous ne construirons rien si nous continuons de nier le progrès et de nous refuser au changement engagé ailleurs par tant d’autres. Notre pays a bénéficié pendant des siècles d’un rayonnement culturel inégalé, et il nous faut aujourd’hui rêver ensemble de cet idéal retrouvé. C’est à nous, Force Vive d’une nation qui ne veut pas mourir, d’engager la Révolution des consciences, c’est à nous d’impulser le Mouvement d’une France qui change !

            Nos valeurs sont justes, notre vision est claire, à nous dès à présent, tout au long de cette route sur laquelle nous avons choisi d’accompagner notre nouveau Président de la République , d’agir, de convaincre, de persuader, et de clamer à la face du monde qu’enfin tout devient possible !

Alexandre Brugère
Co-Responsable de l’UMP Dauphine