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06/07/2007
Que reste t'il du "socialisme français"?

À voir flotter ces dernières semaines le cadavre d’une gauche française moribonde, certains pourraient se réjouir de l’ultime sursaut d’un particularisme national qui s’est perverti dans ses propres contradictions, refusant de trancher entre dogmatisme et modernité. En réalité, le spectacle auquel se livre le P.S., faisant sien le déballage des coucheries de ses dirigeants, est inquiétant pour une démocratie dans laquelle l’opposition doit jouer un rôle constructif. Faire de l’intime une question publique est en soi un aveu de faiblesse, car même si la politique est une affaire d’hommes et de femmes, elle se doit de dépasser la question des individualités pour que puissent se confronter librement différentes visions de l’avenir.
Bien que les législatives ne furent pas pour la gauche française la débâcle annoncée, leur résultat ne traduit pas pour autant la plus simple adhésion à un projet fantôme, aujourd’hui défendu par le cabinet de Monsieur Heyrault, au caractère tout aussi ectoplasmique. Non, ce qui n’a fait qu’hoqueter la Droite dans sa conquête de l’Assemblée n’est pas une gauche forte, puissante, et crédible, mais bien le frisson que créé chez certains l’idée d’une France qui change et se tourne enfin vers le progrès. S’il n’y avait qu’une phrase qu’il nous fallait garder en tête, ne serait-elle pas cette prière de Jean Paul II « N’ayez pas peur ».
L’élan réformateur porté par Nicolas Sarkozy n’était effectivement pas une simple promesse de campagne, comme en témoignent les multiples chantiers engagés durant ces quelques semaines d’une présidence qui se révèle fondamentalement moderne. L’Histoire nous apprend cependant que ce grand saut vers le changement ne fut pas de tout temps le monopole de la droite ; Blum, Jaurès ou Ferry – tant invoqués durant cette campagne – en sont une preuve suffisante. Que pourrait-on dire aussi, le regard porté outre-Manche, de l’épopée du New Labour qui a offert à l’Angleterre, malgré l’impardonnable faute irakienne, une croissance économique incroyable et le retour inespéré du plein emploi ! Parce que Tony Blair a fait le choix du pragmatisme économique et parce qu’il a su ancrer sa politique dans l’héritage thatchérien, son action s’est vue couronnée de succès.
Espérons donc pour la santé de notre République que ces monuments d’un hier lumineux inspirent de nouveau un socialisme dépourvu d’idée mais toujours dévoré d’idéologie. C’est de la survie du pluralisme démocratique dont il est question.
Et si aujourd’hui tant de leaders de gauche, tel Jack Lang ou Hubert Vedrine, n’hésitent plus à saluer le volontarisme de Nicolas Sarkozy et parfois même à rejoindre son action, c’est bien que l’audace et le courage semblent avoir choisi leur camp. L’ouverture n’apparaît plus comme un artifice destiné à tromper les Français mais bien comme la manifestation du caractère universel du message lancé par Nicolas Sarkozy dans son choix de reconstruire, et non de simplement rénover, une vie politique qui ne correspond plus à l’état de la société. Si la confiance du peuple est aujourd’hui retrouvée, et que « l’état de grâce » s’inscrit dans la durée, c’est bien que le nouveau Président incarne une France nouvelle qui se refuse à tous les fatalismes, et qui veut s’unir pour construire demain.
Alexandre Brugère
Co-Responsable UMP Dauphine
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Commentaires
J'apprécie cette ouverture qui n'est pas fini. Je pense aussi à des gens comme Manuel Valls ou Malek Boutih qui pourraient éventuellement rallié notre président s'il y avait des propositions qui les satisfaisaient. Quand je vois Hollande, Hamon, Gaetan Force, François Rebsamen entre autres au PS, je me dis qu'ils sont tellement à la solde d'une pensée unique dictée tant par certains médias que par une partie de l'opinion publique, qu'idéologiquement c'est plutôt le vide. Seul DSK pourrait sauver le PS mais encore là aussi il faut qu'il se dépêche à faire certains efforts.
Lang, Kouchner, Hirsch et Védrine ont rallié Sarkozy mais sur certains points seulement, ils restent néanmoins eux-même fidèles à leurs idées et leurs opinions. Et le président respecte cela contrairement à ce que diraient des mauvaises langues dont une partie d'entre eux qui se sont replié de plus en plus sur la gauche trotskyste et altermondialiste.
Ecrit par : A | 27/08/2007
Je pense que pour Valls c'est assez compromis, au regard de ses ambitions personnelles.
Lang, Kouchner ou Hirsch ne sont pas des dogmatiques, c'est l'avantage!
Ecrit par : Alexandre Brugère | 28/08/2007



