« Que reste t'il du "socialisme français"? | Page d'accueil | SOS Pérou: mobilisons-nous! »
18/07/2007
Réformons nos Facs!
En tant qu’étudiants de l’unique Faculté autonome et sélective de France, nous considérons comme un impératif national la réforme en profondeur de l’Enseignement Supérieur.
Parce que la France a trop longtemps sacrifié son élite sur l’autel de l’égalitarisme et du nivellement par le bas, nous lançons aujourd’hui un appel à la Réforme en soutenant avec force le projet de loi proposé par Valérie Pécresse.
L’échec permanent du système actuel devrait pousser chacune et chacun d’entre nous à s’engager sur le chemin de la modernité. Comment accepter que dans notre pays près de 90 000 étudiants sortent chaque année de nos universités sans aucun diplôme ? Comment tolérer que près de 50% des inscrits en première année soient en situation d’échec au terme de celle-ci ? Il est tout aussi inacceptable de constater l’anonymat des universités de notre pays dans la totalité des classements internationaux, lui qui fut il n’y a pas si longtemps l’une des grandes puissances culturelles du monde, véritable berceau de l’excellence intellectuelle. C’est donc l’urgence créée par cette situation intolérable qui est la motivation de notre choix d’une France audacieuse qui exige de mettre fin à un tel gâchis.
Plus qu’une simple question politique, engager une vaste Révolution des consciences s’impose à notre pays qui devra se montrer à la hauteur des multiples enjeux d’un XXIème siècle naissant. Dans un contexte de concurrence internationale toujours plus forte, où il est de notre devoir d’attirer les plus brillants esprits d’un monde en mutation, la France doit être capable de se réinventer, et d’offrir à sa Jeunesse un enseignement de qualité et des conditions dignes. En ce sens, l’autonomie est une réelle garantie de succès ; elle est la condition nécessaire à la modernisation de notre système de formation en permettant à chaque université de présider à sa propre réussite par la gestion de son budget, de ses équipes pédagogiques et de ses bâtiments. Il nous faut sortir des paralysies d’hier causées par un réel manque de transparence et de pilotage pour redonner un sens à l’Enseignement Supérieur et une confiance renouvelée en ceux qui l’incarnent. C’est en ce sens que les Présidents d’Université doivent devenir des animateurs d’équipe, les porteurs d’un projet qui seront jugés sur leurs résultats par l’intermédiaire d'instances indépendantes.
Le temps des hésitations n’est plus venu ; il nous faut agir ensemble pour construire une France nouvelle et pour bâtir une Université rénovée qui sera la fierté de notre République. Tous les débats, et en premier lieu celui de la sélectivité, doivent être engagés sans tabous, car si nous voulons réellement lutter contre la mécanique de l’échec, il nous faut instituer la dynamique des compétences. Ne serait-il pas temps de révéler au grand jour et en toute transparence une sélection implicite qui s’exerce dans tant d’établissements ? De même, se refuser à poser la question du renforcement du lien entre le monde de l’entreprise et la sphère du savoir est une négation de la mission première de tout système de formation qui se doit d’être avant tout professionnalisant. Un tel aveuglement conduit au terrible constat qu’un an après avoir terminé leurs études, plus de la moitié des diplômés universitaires sont toujours à la recherche d’un emploi. Il nous faudra également rendre plus juste l’actuel système des bourses scolaires qui crée aujourd’hui davantage de déséquilibres que de solutions en élargissant aux classes moyennes le bénéfice de l’effort public.
Au nom de la nécessité d’améliorer la condition étudiante par la création de campus universitaires modernes, nous n’aurons donc de cesse d’être les gardiens vigilants d’un avenir qui nous appartient et continuerons de nous refuser à voir triompher les archaïsmes défendus par les vestiges d’idéologies lointaines.
00:15 Publié dans Politique intérieure | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Commentaires
Bravo pour la réforme, mais je dirais surtout bravo à l'UNI pour être l'initiateur de cette réforme. L'UNI lutte depuis des années pour faire changer les consciences et on voit bien que cela a payé ! VIVE SARKO et VIVE L'UNI dans les facs
Ecrit par : skoalito | 08/08/2007
La Droite a trop souvent souffert de ses divisions. A l'heure où Nicolas Sarkozy prône « l'ouverture », il serait idiot que nous ne reconnaissions pas le formidable travail fait par l'UNI durant toute la campagne. Mails il est malheureusement arrivé que son image et ses actions, dans certains établissements en particulier, desservent d'avantage nos idées qu'autre chose.
Concernant la Réforme, même si l'UNI milite depuis longtemps pour l'autonomie des universités, il serait inexact de dire qu'ils en sont les "instigateurs". En réalité, le constat d'un Enseignement Supérieur en panne était partagé depuis bien longtemps par nombre d’entre nous.
Il est désormais temps de nous rassembler pour soutenir l'élan réformateur du gouvernement.
En espérant, bien sûr, que la rentrée de Septembre ne soit pas trop agitée!
Bien à toi.
Ecrit par : Alexandre Brugère | 11/08/2007
Cette réforme est nécessaire et l'on se demande vraiment quelle légitimité ont les mouvements qui bloquent les facs actuellement, alors que les budgets des universités et en augmentation et où l'on peut voir dans d'autres pays que l'apport de fonds privés est une bonne chose.
Comment se fait t-il qu'une minorité d'extrême gauche puisse imposer ainsi ces bloquages ?
http://reformons.xooit.fr
Ecrit par : JP | 09/11/2007



