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11/12/2007

Pourquoi la France doit recevoir Kadhafi.

Je n’aurai de cesse de m’étonner de la stérilité de certaines polémiques, du manque de recul de ceux qui, fussent-ils membres du Gouvernement, se laissent aller à de trop larges débordements. Les critiques qui, depuis quelques jours, entourent la visite de Mouammar Kadhafi méritent à mon humble avis la palme du ridicule, tant elles sont ignorantes de la marche du Monde et du véritable objectif de l’action aujourd’hui menée par l’Elysée.

Non, le Président de la République ne sacrifie pas l’Honneur de la France sur l’autel de notre balance commerciale, pas plus qu’il ne s’écarte de ce phare universel qu’est la liberté des peuples et de leur droit inaliénable à disposer d’eux-mêmes. Car en réalité, Nicolas Sarkozy fait bien plus pour les Droits de l’Homme que toutes celles et ceux qui, du fond de leur confortable bureau, jurent main sur le cœur que c’est la dictature que l’on embrasse, et que c’est - je cite - « la Mort » que l’on étreint.

Il serait sans doute apparu, c’est vrai, plus noble aux yeux de ces parangons de vertu de refuser de dialoguer avec Kadhafi, et de laisser croupir sept femmes innocentes dans les geôles de l’oubli. Il aurait été, je le confesse, bien plus politiquement correct de se satisfaire de discours comme la France en prit si souvent l’habitude pendant tant d’années et de ne surtout pas se corrompre dans des actes qui ont pourtant vu triompher la Liberté.

Le Président a compris, et depuis bien longtemps, que ce n’est pas en fermant la porte à ces pays dont l’Histoire récente reste marquée par de terribles convulsions, que ceux-ci rejoindront plus rapidement la longue suite des Nations libres. Il en va d’ailleurs de la Libye comme de la Chine qui s’apprête à s’éveiller de nouveau au Monde grâce à l’organisation des Jeux Olympiques de 2008. Laisser ces grands peuples sur le banc de la communauté internationale, livrés aux démons du totalitarisme, serait pire que tout.

J’ai, tout comme Nicolas Sarkozy, la conviction que c’est en instaurant une nécessaire proximité avec les représentants de ces populations égarées, quels que soient les doutes quant à leur légitimité, que les mentalités évolueront, soutenues par les exigences politiques naissant d’intérêts et d’engagements réciproques.


Alexandre Brugère
Co-Responsable UMP Dauphine & UMP Langues’O
Conseiller pour la Presse et la Communication auprès du FRS

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